Historique

Le nom de Sainte-Apolline-de-Patton fait référence aux vertus héroïques d'une jeune martyrisée à Alexandrie en l'an 249, sous le règne de l'empereur Dèce. Celle-ci refusant de renier sa foi, ses bourreaux lui brisèrent les dents et elle se jeta volontairement dans les flammes du bûcher à son intention. Sainte-Apolline est aussi la patronne des dentistes.

La dénomination « Patton » reprend le nom du canton proclamé en 1871 dans lequel la municipalité se situe et qui est ouvert en la mémoire d'un marchand de bois et dernier seigneur de la Seigneurie de la Rivière-du-Sud « Sir William Randall Patton ».

C'est dans les années 1877 que les premiers colons commencent à remonter la route de L'Anse-à-Gilles (route de l'Espérance) pour s'installer sur les terres des Cantons de Bourdages et Patton. Les premiers arrivés sont Joseph Bernier (Firmin), son frère Théophile Bernier et William Guimont. Les colons sont desservis à titre de mission par le curé de Cap-Saint-Ignace dans les premières années, ensuite par le curé de Saint-Cyrille, et de 1889 à 1894 par le curé de Notre-Dame-du-Rosaire.La première chapelle est érigée en 1894. Elle est détruite par des intempéries peu après son érection et rebâtit en 1896. Cette chapelle est aujourd'hui la sacristie. L'année 1902 marque plusieurs évènements importants. La paroisse accueille l'abbé Armand Verreault, son premier curé résident et ouvre ses registres tandis que les paroissiens construisent le presbytère.


( L'église avant la soustraction de la flèche et des clochetons)

La construction de l'église débute en 1912. La première messe est célébrée dans ladite église en1913. En mai 1948, on procède à la soustraction de la flèche du clocher principal et des clochetons parallèles en raison de son état jugé dangereux. Ce clocher est remplacé par une gigantesque rotonde qui rappelle un globe terrestre laquelle est surmontée d'une croix en fer de grande stature. Cela donne à cette église un statut unique et particulier.
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Sainte Apolline
Vierge et Martyre (+ 249)

Sainte Apolline ou Apollonie était d’Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au Seigneur ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L’an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité ; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse, au contraire, d’attendre l’occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elle, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu’ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l’ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l’y jeter, si elle ne renonçait pas à Jésus-Christ. La Sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu’elle devait faire.

Les païens espérèrent un instant qu’elle allait reculer devant l’horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s’échappa de leurs mains, et poussée par l’ardeur de l’amour divin qui embrasait son coeur, elle s’élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu’eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s’envola dans les Cieux, l’an 249 de Notre-Seigneur, le 9 février. L’exemple étonnant de sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l’Église, en l’admettant au nombre des martyrs, nous oblige à croire qu’elle obéit à l’impulsion de l’Esprit divin. Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu’elle avait enduré.
Référence : http://viechretienne.catholique.org/saints/693-sainte-apolline